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Les moutons

samedi 22 mai 2010, par david

Suivez les brebis tout au long de l’année, la naissance des agneaux, la garde du troupeau, la tonte, les transhumances, etc... Brebis des bergers du Fastiolos.


Les brebis et leur alimentation


Tête de la course Queue de peloton Selon les saisons, les brebis profitent de la richesse de la nature. Même s’il pleut très peu ici, n’offrant donc que des repousses d’herbe raréfiées, la variété de la flore est un gros avantage pour la santé des brebis. La garde du troupeau est sur ce point très instructive. On y observe ce qu’elles mangent et à quel moment de l’année. Cela nous permet d’utiliser au mieux les terres dont nous disposons et d’y faire paître les animaux au moment le plus opportun.

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L’hiver, dans les pinèdes de nos montagne,
les brebis viennent manger l’aphyllante de Montpellier et le romarin en fleurs.
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aphyllante de Montpellier en hiver

L’aphyllante de Montpellier (appelée localement la jiousse) est une plante très riche. Elle a la particularité de ne pousser qu’une fois dans l’année mais reste verte jusqu’à l’année suivante, remplaçant favorablement le foin en période difficile (été et hiver). Là encore, la gestion des parcours est primordiale pour faire profiter les brebis de cette manne bénie. Un proverbe occitan dit que si l’on donne une poignée de jiousse à une brebis, elle a mangé pour la journée. Certes, c’est exagéré mais il est vrai que les brebis sont repues plus rapidement sur ce type de parcours.

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Brebis mangeant du thym.

Les chênes verts offrent des glands à l’automne. Cela donne lieu à une véritable hystérie qu’il est souvent difficile de canaliser, même avec des chiens puissants. Un engraissement naturel du troupeau à cette période permettra de mieux affronter l’hiver et de faire de beaux agneaux. Les feuilles de cet arbre sont aussi très prisées.

Dans les bois, le lierre ne pourra pas se cacher longtemps. Un nettoyage en règle sur plus d’un mètre de hauteur aide à combattre efficacement les feux de forêt.

Début mars, elles se jettent sur le romarin en fleurs. Le thym et la lavande sont aussi régulièrement au menu.

Connaissant les bienfaits des herbes méditerranéennes et leur grande variété, on s’aperçoit qu’elles contribuent à la bonne santé du troupeau et permettent de diminuer fortement l’apport de médicaments, de vermifuges et de compléments nutritionnels divers.
Le berger et ses brebis.

Les agneaux

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Jolie petite agnelle.
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Bonjour la vie !

La période d’agnelage est un grand moment de travail et de joie pour tout berger. C’est là que va se jouer le salaire de l’année suivante. Le résultat du travail de sélection des reproducteurs et la libération pour les brebis qui commencent à souffrir du sur-poids imposé par le petit agneau qu’elle va mettre au monde sont à surveiller.

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brebis Rouges du Roussillon

Possédant des brebis très rustiques qui vivent au dehors toute l’année, les naissances se feront aussi dans la nature, sauf si la météo est vraiment mauvaise. Les petits craignent particulièrement le froid et l’humidité les premiers jours de leur vie.

Normalement tout se passe très bien mais la présence du berger s’avère nécessaire afin d’aider les femelles qui auraient du mal à mettre au monde leur progéniture. Sa présence permet aussi de tenir à distance les prédateurs tel les renards, les grands corbeaux freux ou les aigles royaux, tous friands de ces êtres sans défense.

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agneaux autour des abreuvoirs

Très vite capables de se débrouiller seuls, les agneaux commencent à grignoter ce que la nature leur propose presque dès leur naissance.

Néanmoins, pour les deux premiers mois de leur vie, c’est quand même le bon lait de leur maman qui assure la principale alimentation.

Le troisième mois, ils commencent à réellement manger et l’herbe verte et les fleurs printanières deviennent la cause de leurs premières escapades, parfois loin de leurs mères. Se reconnaissant parmi les autres au son et à l’odeur, les retrouvailles ne manquent pas et provoquent souvent une intensité poignante tant la mère parait inquiète et le petit affamé.

Entre 3 et 4 mois, il est temps de libérer les mères de ses véritables sangsues que sont les agneaux. La séparation pour le sevrage est nécessaire. Un parc riche en herbe et bien clôturé les attend. Très vite, ils oublieront les mamans et prendront leur indépendance.

La tonte

Timoléon, le tondeur.

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Gros câlin.
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Attrapons les moutons !

Le grand jour de l’année. Tout le monde vient donner un coup de main, ce qui donne lieu à de joyeux moments. La rapidité des tondeurs nous oblige à un rythme soutenu pour attraper les brebis. Clôturée par un bon repas, c’est une journée que l’on oublie pas.

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Le couloir
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Le bonheur.


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Escalade

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